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Paris, le 22 octobre 2026 |
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Pour voir et être vu quand la luminosité baisse, la Sécurité routière appelle chacun à la vigilance et à l'attention aux autres usagers |
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Cette année, le passage à l'heure d'hiver interviendra dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, avec un impact direct sur la sécurité routière. Le soleil se couchant plus tôt, la nuit tombera alors entre 17h et 19h, au moment des sorties d'école et de bureau. Cette baisse soudaine de luminosité réduit la visibilité des usagers les plus vulnérables (piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinettes) et accroit mécaniquement leur exposition au risque d'accident dans des conditions de circulation souvent denses.
Selon les données de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), une hausse de près de 35 % des accidents impliquant un piéton est constatée lors de l'heure de pointe du soir dans la semaine qui suit le changement d'heure. Par ailleurs, 48 % des piétons tués en 2025 l'ont été de nuit. Les mois de novembre, décembre et janvier concentrent à eux seuls 30 % des accidents mortels de piétons.
Certains équipements qui favorisent la visibilité sont obligatoires :
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• Les vélos doivent être équipés de catadioptres rouges à l'arrière, oranges au niveau des pédales, visibles latéralement, et d'un feu blanc à l'avant. De nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante, le gilet de haute visibilité (jaune, orange, vert) est obligatoire hors agglomération. |
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• Les trottinettes doivent être équipées d'un feu blanc à l'avant, un autre, rouge à l'arrière, et de catadioptres arrière et latéraux. Le port du gilet rétroréfléchissant est obligatoire de nuit ou de jour par visibilité insuffisante et il est obligatoire de jour dans certains départements sur décision préfectorale ou municipale.
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Pour prévenir cette hausse de l'accidentalité, la Sécurité routière invite chacun à adapter son comportement aux conditions de visibilité : une vitesse réduite pour les automobilistes afin de mieux détecter les autres usagers, et une visibilité renforcée pour les piétons, les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes. |
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Une expérience pour démontrer l'importance de se rendre visible en tant que piéton et cycliste |
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Afin de sensibiliser aux dangers liés au manque de visibilité, la Sécurité routière, en partenariat avec UTAC, a mené une expérience de tests d'arrêt d'urgence d'un véhicule, de nuit, face à un piéton et un cycliste, sans et avec tenue rétroréfléchissante.
Dans les phares d'une voiture roulant à 50 km/h, un piéton :
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• vêtu de noir est visible à seulement 28 m, alors qu'un véhicule a besoin de 31 m pour s'arrêter. Le piéton est percuté à 32 km/h. |
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• vêtu d'une tenue rétroréfléchissante est visible à 44 m. Le véhicule s'immobilise à 13 m du piéton.
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| Dans les phares d'une voiture roulant à 80 km/h, un cycliste :
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• vêtu d'une tenue sombre sur un vélo correctement équipé en éclairage est visible à 35 m, alors que la distance de freinage nécessaire est de 60 m. |
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• vêtu d'un gilet rétroréfléchissant est visible à 63 m, permettant au véhicule de s'immobiliser à temps (3 m avant un cycliste immobile, 22 m si le cycliste roule à 20 km/h)
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Délégation interministérielle à la sécurité routière |
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Amandine CUINET
06 64 09 17 41 |
Alexandra THERIZOL
06 75 19 83 90 |
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