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À moto, ne soyez pas victime de votre passion : la Sécurité routière lance une campagne de prévention
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« J'adore la vitesse, mais c'est aussi le plus grand des dangers » |
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Les motards qui meurent sur la route ne sont pas, pour la plupart, des novices. Au contraire : 72 % sont des usagers expérimentés, sur moto lourde, qui décèdent lors d'un trajet de loisir. Comment s'adresser à cette population de passionnés ? La Sécurité routière a choisi de donner la parole à l'un de leur pair.
Dans ce film sensible, réalisé par Alban Teurlay et Thierry Demaizière (Allons enfants, Coeur sanglant, Relève), on découvre Julien Motard et père. Motard jusqu'au bout des gants, Julien ne cache rien des sensations que lui procure la moto, de son besoin vital de rouler, de son rapport à la vitesse, une vitesse qu'il désire... et qu'il redoute parce qu'il la sait mortellement séduisante. Père, parce que sa passion, il est déjà en train de la transmettre à son fils.
C'est le portrait d'un motard qui se raconte : l'appel de la route, le désir paradoxal de vitesse, la peur de l'accélération de trop, la peur de ne pas rentrer. La passion que l'on transmet mais aussi la sécurité. La présence de ce petit garçon aide Julien à ne pas jouer avec le feu. Ici, se niche l'essentiel : on est prudent sur la route pour soi mais aussi pour les autres, pour ses proches, pour ceux qu'on aime. Et parce que l'on a été sensibilisé à ses dangers. Un jour, la moto miniature de ce petit garçon sera une vraie moto. Ce jour-là, ce que le fils aura reçu du père, pas seulement l'amour de la route, mais la façon de s'y tenir, fera toute la différence. Ce portrait est un miroir tendu à tous ceux qui s'y reconnaîtront.
Vivre une passion, c'est d'abord ne pas en être victime. La transmettre, c'est aussi transmettre tout ce qu'elle exige. |
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Diffusée à partir du 5 juin 2026, la campagne se décline en deux formats : une version courte de 35 secondes diffusée en publicité contextualisée, notamment autour des grands événements moto et de la Coupe du monde de football, et une version longue de 1 minute 50 diffusée sur les plateformes digitales et les réseaux sociaux. |
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Les motards n'ont pas à renoncer à leur passion, mais ils doivent y intégrer un rapport au risque lucide, une prudence absolument primordiale au regard des enseignements de leur accidentalité. Prendre plaisir à la moto n'est pas prendre plaisir à la vitesse sur nos routes.
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• En France, deux motards meurent chaque jour sur la route. |
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• Alors qu'ils comptent pour moins de 2 % du trafic motorisé, les utilisateurs de deux-roues motorisés représentent 21 % de la mortalité routière et 31 % des blessés graves. |
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• Le facteur vitesse est présent dans 54 % des cas, pour le conducteur d'une moto lourde présumé responsable d'un accident mortel. |
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• Dans 46 % des cas, le décès intervient dans une collision sans tiers. |
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• Les motards décèdent plus souvent en courbe que les autres usagers (41 % des cas contre 29 %), avec une part atteignant 46 % sur les routes hors agglomération. |
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• 691 usagers de deux-roues motorisés sont décédés en 2025 (575 motocyclistes et 116 cyclomotoristes). 5 100 ont été blessés gravement. |
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• 36 % des blessés en deux-roues motorisés garderont des séquelles 1 an après l'accident. |
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Source : ONISR |
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« C'est à partir d'une approche documentaire que nous avons imaginé ce film pour la sécurité routière, convaincus que seul un motard pouvait s'adresser aux motards sans les culpabiliser, ni les désigner. Nous avons choisi de construire le récit autour d'un lien père-fils, pour interroger plus directement la notion de responsabilité : celle d'un homme qui prend la route en sachant qu'il est attendu. La charge émotionnelle nous semblait devoir reposer sur une situation réelle. L'enfant n'est pas un comédien, mais le fils du motard. Ce choix engage le film dans une forme de vérité plus fragile, plus authentique. Comme dans chacun de nos documentaires, nous avons d'abord longuement interviewé Julien sur son rapport à la moto, au plaisir de la vitesse, mais aussi sur ce que cela implique : être motard et père. Ce père qui dit au revoir à ses enfants illustre, selon nous, parfaitement le sens de la responsabilité d'un motard qui doit rentrer sain et sauf chez lui car il est attendu. » |
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Alban Teurlay et Thierry Demaizière, réalisateurs |
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« Derrière chaque accident impliquant un motard, il y a bien plus qu'un chiffre : il y a une vie bouleversée, des proches confrontés à l'inquiétude, parfois à l'irréparable. Parce qu'ils sont plus exposés que les autres usagers de la route, les motards savent que chaque trajet exige une vigilance de chaque instant. Cette campagne rappelle une réalité essentielle : aucun équipement n'est superflu, aucune règle n'est facultative, aucune imprudence n'est sans conséquence. Faire les bons choix sur la route, c'est se protéger soi-même, et aussi préserver ceux qui nous attendent. La sécurité routière commence par cette responsabilité que nous partageons tous : tout faire pour que chaque trajet se termine par un retour à la maison. ». |
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Marie-Pierre Vedrenne,
ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté |
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À deux-roues motorisé, les équipements du véhicule et du conducteur sont la seule carrosserie pour se protéger en cas d'accident. Retrouvez tous les conseils de la Sécurité routière pour être visible et adopter un comportement responsable sur ce lien. |
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Délégation interministérielle à la sécurité routière |
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Amandine CUINET
06 64 09 17 41 |
Alexandra THERIZOL
06 75 19 83 90 |
Thierry MONCHÂTRE
06 88 16 08 78 |
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